Contribution à la stratégie nationale pour un numérique inclusif

23 février 2018 Actualités 1

Le 8 février dernier, un petit groupe venant de tout horizon de la Savoie (French tech in the Alps, Agathe (agence alpine des territoires), CRSB ( centre ressource des savoirs de base), CSAB (centre social et d’animation du Biollay), la DSI (Direction des systèmes informatisés) et le pole digital de Grand Chambéry) s’est réuni au Mug jusqu’à tard dans la soirée pour apporter une contribution à la stratégie nationale pour un numérique inclusif – le tout orchestré par Adrien et Céline de l’ADRETS, co rapporteurs de la contribution nationale.

[hh5800/E+/Getty Images].

L’occasion de se confronter sur des idées reçues et des cas précis de terrain avec le CSAB et le CRSB qui ont permis de recentrer les échanges sur des situations vécues au quotidien par les habitants. Des débats très constructifs qui ont permis d’attirer l’attention sur un certain nombre de points dont la nécessité de penser les plateformes de manière ergonomique, et accessible aux personnes en difficultés avec l’écrit et d’éviter le jargon, dans la formulation des objectifs de la stratégie. Cela semble tellement logique mais ça va toujours mieux quand c’est dit et ici écrit!

Orientation 1: atteindre et orienter les publics cibles
« C’est une difficulté de pouvoir répondre aux besoins de chaque citoyen, tant les écarts dans le rapport au  numérique sont importants. Toutefois, attention à la segmentation des publics : si certains publics ont des besoins spécifiques, il est important que chaque citoyen trouve un lieu où être accueilli. Il faut donc veiller à garder des lieux qui soient accessible à tout public, en prenant garde aux effets de violence symbolique de certains lieux (pas simple de rentrer dans une médiathèque d’un centre urbain si l’on est culturellement et socialement éloigné de ce genre de lieux)
Proposition: ajouter à la démarche d’identification des acteurs, les associations locales (notamment d’informatique) qui sont au plus près des usagers.

Orientation 2: structurer l’offre de médiation et de formation
Importance de la clarté de l’offre de services de médiation numérique, « de ne pas construire des usines à gaz ».
Proposition: pour un outil de cartographie ou de recensement de l’offre, partir de la formulation des besoins des usagers, des besoins d’accompagnement pour rechercher et afficher l’existant (par exemple solidarites-grenoble.fr)

Orientation 3:  mobiliser les financements nécessaires
Difficultés dans la multiplicité des financements (jusqu’a 6 financeurs – donc 6 dossiers – pour un projet de médiation numérique de 25 000 €)
Proposition: sur le modèle de la conférence des financeurs par les financements à destination des personnes âgées, organiser une conférence des financeurs de la médiation numérique à l’échelle territoriale pertinente (EPCI, Département), pour faire converger les différentes sources de financement et simplifier le travail administratif.

Il ne s’agit ici que d’une synthèse de la richesse des échanges lors de cette soirée. L’attention du groupe a également  porté « sur le rôle joué par les donneurs d’ordre et décideurs dans les financements concernant une méconnaissance des usages du numérique au profit des tuyaux. Il faut les aider à pivoter, passer du monde de l’informatique au numérique, et encourager des programmes de formations pour les élus et les techniciens dans les organisations et les territoires ».

En parallèle de cette contribution collective, l’agglomération de Chambéry a également proposé sa contribution sur l’orientation transverse « Stratégies locales inspirantes et modèles de gouvernance territoriale » afin de partager l’expérience de web quartier, plan de développement des usages du numérique dans les quartiers en politique de la ville accompagné par le Fil des idées depuis 2012.

La fin des contributions était prévu pour mi-février, mais la plateforme est aujourd’hui encore ouverte, il est encore temps de venir contribuer!